Dimanche 18 mai 2008















 

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Mercredi 14 mai 2008





 



par Pic vert publié dans : Sorti du carnet
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Mardi 13 mai 2008





La maison était ancienne, c’était tout ce que l’enfant savait. Son imagination lui donnait plus de mille ans. En touchant la rampe en bois noir de l’escalier, il eut la vision de cette bâtisse, lentement façonnée par le temps comme une stalagmite baroque.

Il commença à grimper, la main droite glissant sur la rampe, imprégnant sa paume de l’odeur de cire. Il est des maisons où même les escaliers de pierre semblent grincer. Il continua, l’œil vague, jusqu’au deuxième étage
et se dirigea vers la pièce.

Derrière une porte sans verrou, elle était vide ; vide ou plutôt vierge.
La surface de la petite chambre carrée n’avait jamais été meublée. Pas un cadre sur les murs, pas un trou pour témoigner de leur éventuelle présence passée. Pas un nœud sur les lattes de bois du parquet, les murs étaient lisses et blancs.

L’enfant imagina de la terre, des feuilles et des lianes… Pendant une seconde.

Il était formellement interdit d’y pénétrer à plusieurs, ne serait-ce qu’à deux.
La sensation que jamais un son n’avait été proféré à l’intérieur imposait le silence, l’enfant mit une main devant sa bouche, craignant les siècles d’écho contractés entre ces murs. Il se voûta imperceptiblement en serrant les dents.

D’une fenêtre inaccessible, provenait la lumière du jour, seule concession à la réalité et au passage du temps. Rien ne s’était jamais passé ici, personne n’y était né, personne n’y était mort, on ne s’y était pas aimé. La pièce résistait aux souvenirs et aux fantômes.

Il s’allongea et regarda le plafond blanc, au bout d’un long moment, il eut l’impression de faire face au plancher, il ne fit pas un mouvement, de peur de tomber.

Quand il se réveilla, il faisait encore jour, il comprit que personne ne croirait qu’il avait vécu des siècles. Il quitta la pièce, descendit l’escalier et sortit de la maison. Le ciel de fin d’hiver était blanc, sur les arbres encore nus brillaient des étoiles vertes.

 



par Pic vert publié dans : Sorti du carnet
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Lundi 12 mai 2008












Tâches et traits de graphite, ligne d'horizon pas très horizontale, fouillis de lignes,
mais un paysage se cache bel et bien sur cette image.

Quels bruits, quelle époque, quel pays ?... A vous de voir.

 

 

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Dimanche 11 mai 2008





Ere on my bed my limbs I lay,
It hath not been my use to pray...

S T Coleridge
The pains of sleep








That very night in Max's room, a forest grew...

Maurice Sendak
Where the wild things are





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Mardi 6 mai 2008




Très tôt le matin, son environnement lui semblait moins familier...

 

par Pic vert
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Dimanche 4 mai 2008






"The lower part of the long face was covered with a sweeping grey beard,
bushy, almost twiggy at the roots, thin and mossy at the ends."

JRR Tolkien
The two towers

 



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Dimanche 4 mai 2008



Elles adoraient la nuit, qu'elles prenaient pour l'ombre immense de la lune...

 
C'est à midi, quand la servitude les recroquevillait jusqu'à l'asphyxie,
que pendant quelques minutes elles ruminaient les vengeances les plus noires...

 

par Pic vert
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