Nyx

Publié le 8 Octobre 2008






Les chiens cessèrent d'aboyer, les branches craquèrent une dernière fois laissant échapper quelques feuilles accrochées à la fuite silencieuse du dernier souffle de vent. Une bougie vacilla sous la contrainte d'une haleine imaginaire. La maison sembla ployer, et on vit les tuiles bleues dégouliner, les gouttières se remplirent d'ombre et accouchèrent de ruisseaux noirs, le visage blanc dans la lune regardait en l'air, comptant silencieusement les mailles d'un tricot sombre.
La nuit ne tombait pas, elle se baissait, dirigeant chacun dans les coulisses du monde.

 

Rédigé par Pic vert

Publié dans #Sorti du carnet

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nana 08/10/2008 11:28

Il y a à la fois l'eau et l'air dans ton trait.
Je n’ai donc pas eu tort Picvert concernant ton écriture. Ce qui compte ce n’est pas la technique ou le medium utilisé mais ce que tu es (enfin bon je sais c’est un lieu commun).
Connais-tu "Le Mage" de John Fowles ? Il y a une citation qui vient d’une traduction du grec (dont je ne me souviens plus exactement les termes ) mais qui dit un truc du genre “que bois-tu : l’eau ou la vague ?”